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Débat entre tous les candidats :

Mis à part Francois Fillon, le ridicule frappe une grande majorité de prétendants à la Présidence !

A trois semaines du premier tour, les Français rêvaient d’un vrai débat d’idées entre tous les candidats. Ils ont eu à la place une scène de théâtre humoristique où l’escalade du ridicule semblait être le mot d’ordre.

La palme revient certainement à Jean Lassalle, derrière ses lunettes embuées, répondant systématiquement à côté de la question. Sur le thème de la transparence de la vie publique par exemple, il a parlé de deux infirmières transportant une dame âgée… Comprenne qui voudra le lien avec la transparence…

Il y a eu M. François Asselineau, qui a réussi à mentionner au moins trente articles de loi durant ses interventions, provoquant l’hilarité générale. Jacques Cheminade, ensuite, qui, pour contrer l’afflux de migrants, suggère de créer un lac artificiel en Afrique. Vaste programme… Puis les deux guignols d’extrême gauche, l’un utilisant un vocabulaire du café du commerce, l’autre transpirant sa haine maladive des patrons, qui trouvaient dans le capitalisme la source de tous les maux de cette planète. Donc plus de patron impliquerait plus de grippe, plus de criminalité, plus d’accidents de la route, plus de maux d’estomac. Ça parait simple et efficace… Sans parler de la candeur de Poutou  affirmant que les syndicalistes, notamment d’Air France, doivent se rendre devant un juge. Mais après avoir molesté et déchiré la chemise du DRH d’Air France, il ne manquerait plus que ça : une immunité syndicale au délit de coups et blessures !

Même les soi-disant grands candidats n’ont pas brillé :

Une Marine Le Pen estimant qu’il est normal de profiter de l’argent de l’Europe pour travailler contre l’Europe, un Jean-Luc Mélenchon confondant l’héritage culturel des crèches dans les mairies avec son rejet viscéral de la religion chrétienne et qui veut « commencer les jours heureux et le goût du bonheur». A quand l’eau de mer se transformant en limonade ?…

Emmanuel Macron reste, fidèle à lui-même, dans le superficiel, proposant de « tourner la page des 20 dernières années pour libérer les énergies tout en protégeant les plus faibles ». Langue de bois quand tu nous tiens ! Au sujet de la réduction du nombre de fonctionnaires, il s’envole dans une contradiction rocambolesque : « derrière tous ces chiffres qu’on donne il y a des hommes et des femmes, des vies et leur épaisseur. Je propose de défendre les services partout où on en a besoin, le socle de l’égalité ». C’est bien lui qui veut réduire la fonction publique de 120’000 fonctionnaires ? Il va alors choisir ceux qui n’ont pas de vie ni d’épaisseur ! Fonctionnaires minces et estimant ne pas avoir de vie privée, gare à vous !

Finalement Hamon, avec sa conclusion de délire lyrique rappelant le métissage de la France ! On n’a toujours pas compris ce qu’il veut en faire politiquement parlant, à part récolter des voix de personnes diverses et variées ! Du moment qu’il crée un million d’emplois grâce au revenu universel, financé par une hausse massive de l’impôt sur les actifs et la dette, on est rassurés. Il nous rappelle les bons mots de Paul Reynaud à Léon Blum sur le raisonnement économique de leader du Front Populaire : « Si demain le Parlement abolissait en France les lois de l’apesanteur, celles-ci continueraient de jouer. De même lorsqu’on viole les lois économiques, elles se vengent ».

Bref, le spectacle était amusant, mais la démocratie certainement pleurait le niveau général. Seul François Fillon a maintenu un flegme présidentiel, une attitude déterminée et modérée, un programme constructif, une volonté de changement, un esprit de synthèse digne d’un dirigeant. Gageons que les Français estimeront que mieux vaut un Président posé et déterminé que des marionnettes sans substance, pour défendre la France face à des leaders étrangers qui, eux, n’ont pas le temps pour le ridicule …

 

Hervé Prettre, Délégué Consulaire

7 Avril 2017

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